Débat  » L’extrême droite: amie ou ennemie des salariés ? « 

 IMG_5394 Une trentaine de personnes présentes ce mercredi 7 mai à Issoudun

Remerciements à tous ceux qui sont venus discuter avec  Luz Mora membre de VISA ( vigilance et initiative syndicale antifasciste)

Luz Mora

Luz Mora

 

Ce débat s’inscrit dans le débat pour les européennes et la montée des idées d’extrême droite, il a été proposé par le collectif « Paroles de citoyens »

 Les élections européennes : quels enjeux pour l’extrême droite (ED)?

 

Des sondages dans plusieurs pays donnent ED vainqueur. A l’échelle européenne, elle est en augmentation (+30 députés en plus des 47 actuels)

Malgré cela ils ne sont pas en capacité de prendre la majorité au parlement européen (PE)

 

Pourquoi ? Au delà d’être premier dans son pays (ce qui constitue toutefois un baromètre), il faut, pour peser au Parlement Européen, rassembler 25 députés d’au moins ¼ des pays membre (soit 7).

             A. historique des groupes d’ED : une division compliquée

47 députés d’extrême droite se répartissent actuellement en deux groupes au Parlement européen : 26 appartiennent au groupe Europe, libertés, démocratie (ELD) tandis que 21 siègent parmi les non-inscrits.

L’extrême droite a, à plusieurs reprises, tenté de se regrouper au Parlement européen :

  • Entre 1984 et 1989, le groupe des droites européennes, dirigé par Jean-Marie Le Pen, a rassemblé 17 députés issus de 4 partis. Il a été dissous en 1989.
  •  Un autre groupe des droites européennes lui a succédé entre 1989 et 1994 (17 députés de 3 Etats membres) encore dirigé par Jean-Marie Le Pen.
  • Enfin, en janvier 2007, Identité, tradition, souveraineté a regroupé 23 députés issus de 7 pays mais le groupe s’est dissous au bout de quelques mois à la suite de dissensions entre Alternative sociale (AS) et le Parti de la grande Roumanie (PRM)

(sur la question des déclarations de A. Mussolini sur les Roumains)

  • Dans la perspective de ces élections, en novembre 2013, plusieurs partis (PVV, FPÖ, FN, Vlaams Belang, Démocrates suédois et Parti national slovaque (SNS)) ont décidé de s’allier afin de parvenir à former un groupe dans le futur parlement.
  • Le 7 décembre 2013, les membres de plusieurs de ces partis se sont rassemblés à Vienne à l’invitation du FPÖ sous le slogan  » Une Europe libre « .
  • Les Vrais Finlandais (PS) et le Parti du peuple danois, plus libéraux, ont critiqué le rapprochement de ces partis d’extrême droite. L’UKIP a refusé a priori toute alliance avec elles.

 Dans l’histoire de ces partis à travers leurs difficultés à constituer un groupe politique, on voit bien qu’il y a des alliances possibles,

 mais qui sont vite rattrapées par les divergences…

             B) Les points d’accointance

Le bouc émissaire est L’islam dans l’ Europe du nord ; les juifs et les tsiganes en Europe de l’est

La critique de l’Europe

C) Les points de fracture

  • Etat centralisé ou état fédéral
  • Libéralisme ou discours social
  • Union ou pas avec la droite traditionnelle ?

Pour le FN :

Les élections leur servent de rampe de lancement

Ils veulent une Europe des nations comme avant 1939

La sortie de l’euro pour la France  tout en le gardant pour les échanges internationaux.

 

2/ Que vote un député FN au PE ?

 

Pour le droit des femmes ? L’IVG ne doit plus être remboursé – On devrait se le payer.

Pas vraiment pour les femmes au foyer mais veulent mettre en place un salaire maternité, mais pour inciter les femmes à y rester

D’ailleurs le Pen à voter Pour la suppression d’un passage qui défendait le droit pour les  femmes à la  liberté sexuelle et pour un amendement contre l’ivg.

 3. Le cadre national : le discours social du FN

Pour illustrer en quoi les solutions du FN son de fausses solutions pour les salariés, prenons les plus connues.

  • L’immigration / un coût pour la population MAIS :
  • les étrangers cotisent et paient des impôts
  • le travail des étrangers ne crée pas de dumping social : c’est un problème de droit pour tous et d’augmentation des salaires
  • le détachement des salariés : le problème n’est pas la frontière, car les poser n’empêchera pas plus les mouvements de travailleurs en Europe.

Le problème, c’est le SMIC européen et un système de protection sociale valable à l’échelle européenne.

Les étrangers seraient un cout, alors qu’ils payent des cotisations sociales et des impôts.

Ils cotisent mais n’on pas droit aux avantages sociaux. 28% ne demande pas le RSA.

Le travail des étrangers ne crée pas de dumping social C’est collectivement que les salaires sont bas

 Sortir de l’euro, c’est une solution.  MAIS

  • Sortir de l’euro, c’est dévaluer. Or, dans la réalité, les économies européennes sont imbriquées. Si un dévalue, les autres ne peuvent plus y exporter

La question est à mon sens surtout « à quoi sert la BCE » ? Uniquement à faire de la politique monétaire ou bien doit elle servir à financer des investissements communs ?

  • L’existence des monnaies nationales, dont l’euro, n’a pas empêché des crises financières. La question n’est pas en soi la sortie d’une monnaie pour en (re) faire une autre, mais plutôt « à quoi sert la monnaie? »:à l’échange ou à spéculer?

 le FN c’est le parti des classes populaires   MAIS

Parler de pouvoir d’achat, permet de ne pas poser la question de l’augmentation des salaires  Contreargu : brochure « Argumentaire syndical » p.13 et 14

  • FN dit : revalorisation de 200 euros des salaires inférieurs à 1,4 smic (1 500 euros) financés par Etat, et prises sur les 3% de taxes sur les importations ; la hausse des pensions de retraite et de réversion (sans dire combien); la baisse des tarifs du gaz, de l’électricité, du train ou de la taxe sur les carburants.

Pour le logement le FN dit : priorité aux françaiset veut créer un fichier pour recenser les dettes des locataires !!

Pas de chiffrage d’ une politique de construction de logements.

contre argumentaire : les amendements des députés FN (brochure argu syndical p/55)

La santé au travail /la formation professionnelle :

Aucune proposition dans son programme, l’inspection du travail ? Silence dans les communiqués de presse, silence lors du vote de la loi

débat avec le public

  •  Quelles positions tient le FN sur les syndicats?

2 stratégies :

  •  1  pas de syndicats   ou 2  créer leurs propres syndicats ou bien infiltrer les syndicats existants.
  •  Les syndicats sont les premiers à subir leur arrivée.

 

  •  Comment faire arrêter aux medias de jouer le jeux du FN ?

Le problème est le package de communication avec Marine Le Pen et le déplacement du débat politique à droite.

Seule solution :Faire passer les idées par le dialogue.

Ce que fait notre association VISA ou la votre (COLLECTIF paroles de citoyens) : nécessité de décripter les informations

Références  de sites :Lahorde.samizdat.net     et      reflexes.samizdat.net
Livres : En finir avec les idées fausses propagées par l’extrême droite de Pierre-Yves Bulteau   , les editions de l’atelier , editionsatelier.com

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